Noël et le nouvel an au Japon

Yokohama MM Noel

Noël et le novel an se distinguent nettement au Japon. Kurisumasu (Christmas prononcé à la japonaise) signifie seulement deux jors: le 24 et le 25 décembre.
Pour la plupart du Japonais, Noël est une fête joyeuse qui dure depuis longtemps, on ne pensent pas à la religion. Par contre, en connaissant sa origine chrétienne, on se régale de l’image de l’Europe de rêve. Comme les médias ne cesse pas la répandre, elle est complètement pénetrée la vie japonaise.

Il y en a qui préfère la reveillon familiale, notamment des familles avec un/des enfant(s). Ce qui est commun: soit on fait la cuisine plus ou moins européenne à la maison, soit on achète du poulet frit, un gâteau et une bouteille de champagne (ou vin mousseux). On voit de longues queues chez KFC.
Si les parents sont occupés, contre cette fête ou peu fêtardes, leurs petits passent une soirée comme d’habitude.
Certaines femmes se plaignent que leur mari a changè, elle disent « avant le mariage mon mari était assez gentil pour l’amener au restaurant chic et lui faire un cadeau, mais il s’en moque après quelques années de la vie conjugale. »

mais pour les gens non-mariés, c’est une autre fête des amoureux, tout comme la Saint-Valentin. Ils sentent un peu obligés de rester avec son ami(e) le soir du 24 sinon un de ces jours au moins.
Pour les gens soupçonneux, cela peut être une bonne occasion de vérifier la fidelité de son ami(e). Qui a deux copin(e)s peuvent s’arranger en attribuant une soirée pour chacun(e), mais qui en ont plusieurs doivent avoir du mal. Ce genre d’histoire n’est pas si rare.

Noël et la Saint-Valentin sont commercialement importants. On commence à voir des cadeaux et des decorations de Noël dans les magasins au début de novembre. Comme dans autres pays, les magasins profitent de ces occasions.
Selon un sondage par un grand magasin à Tokyo (en 2002), le prix moyen du cadeux que les femmes attendent de leur mari/copin est entre 30.000 et 40.000yens soit 300 euros. On a le droit de nourrir son éspoir à son gré même s’il y a un décalage entre l’estimation et la réalité.

Les médias renforcent l’idée fixe en utilisant des slogans comme "comment et où passer Noël avec votre ami(e)?" Ils donnent des infos et des idées sur hôtels en ville, restaurants, habits, maquillages, cadeaux et tout… C’est bizarre mais les consommateurs en acceptaient docilement.
Pendant ces deux jours, les restaurants chics et les hôtels de luxe étaient pleins, tandis que des restaurants modest avaient moins de clients que d’habitude. Mais il paraît que c’est fini.

Comme l’économie va mal recemment, ce qui est à la mode est sugomori: la tendance de s’enfermer confortablement dans son nid. Des produits pour faire le cocooning se vendent fort, la dépense pour cela est applée sugomori shohi.

Le changement brusque après le 25 décembre est impressionnant. On remplace toutes les décorations européennes par les objets typiquement japonais pour préparer à Shogatsu (= le nouvel an, du 1er janvier au 3, 7 ou 15 janvier).
On fait un grand nettoyage de la maison pendant quelques jours et le soir du 31, on se baigne pour enlever toute la saleté de l’année passée et mange toshikoshi soba, des nouilles de sarrasin servies avec de la soupe, pour souhaiter une vie longue et résistante comme ces nouilles.
Les gens âgés ont tendence de passer la derniere soirée de l’année en regardant l’émission de la musique Kôhaku-Utagassen sur NHK qui passe chaque année depuis longtemps.

À minuit, la cloche sonnent (à Yokohama oû j’habite, des bateaux sifflent). On va à un temple shintoïstes pour faire ses prières, et acheter un porte-bonheur si on veut.
La plupart des Japonais ne vont pas au temple qu’au moment des fêtes annuelles. Beaucoup considèrent que c’est une sorte de festival, plutôt qu’une cérémonie religieuse. On y va pour s’amuser en voyant quelque chose spéciale et pour souhaiter le bonheur.


Kadomatsu:
Branche de pin et de bambou servant a décorer la porte d’entrée pour la fête du nouvel an.


Kagami-motchi:
Gâteau de pâte de riz de forme ronde placé dans la maison et au lieux publiques pendant le Shogatsu.


Ema:
Ex-voto, une petite plaquette en bois sur laquelle on inscrit un voeu et que l’on accroche dans un temple ou un sanctuaire.


Hamaya:
Amulette en forme de flèche.

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